Les origines du Terre Neuve

carte-tn[1]Les théories sur l’origine de la race du chien de Terre-Neuve divergent.
Ce chien est de toute façon canadien, né sur la fameuse île de Terre-Neuve située dans l’estuaire du Saint-Laurent au large des côtes du Québec et du Labrador, d’où son nom. Il pourrait être issu de croisements à partir de chiens indigènes et du grand chien d’ours noir, introduit par les Vikings après 1100.

Terre Neuve, un nom donné à l’île découverte en 1497 par Giovanni Caboto – plus connu sous le nom de John Cabot  –, navigateur italien œuvrant pour le roi Henri VII d’Angleterre à la recherche d’une route vers les Indes. C’est donc tout naturellement que les chiens qui en proviennent prennent cette dénomination.

Dans les années 1700, Sir John BANKS, membre de la Royal Geographic Society de Londres, participe à de nombreuses expéditions dans l’île de Terre-Neuve et constate leur utilité. Les chiens aident les pêcheurs en se jetant à l’eau pour récupérer les poissons qui s’échappent de leurs filets et servent également à terre où les hommes les attèlent à des traîneaux pour le transport du matériel.

Les chiens de Terre-Neuve deviennent vite très nombreux et considérant ceux-ci comme une menace, le gouverneur de l’île, le Prince Edwards limite la possession à un animal par foyer en 1780.

En 1801 un sujet ramené de Terre-Neuve est offert au futur roi George IV ; il s’appelle  Boatswain (« maître d’équipage » en anglais). Ce nom sera donné également au Terre-Neuve du poète Georges Gordon Byron (1788-1873) qui fit graver sur la tombe de son terre-neuve :

« Près de cet endroit reposent les restent d’un être qui posséda la beauté sans la vanité, la force sans l’insolence, le courage sans la férocité et toutes les vertus de l’homme sans ses vices »

En 1815, l’abattage des chiens errants et non muselés est imposé par un nouveau décret. C’est alors que de nombreux chiens vont être ramenés en Angleterre par les marins et plus précisément dans la ville de POOL. Le terre-neuve est présent lors de la première exposition canine de Birmingham en 1860. Lord Byron, le Duc de Newcastle et même le Prince de Galles exposent leurs propres chiens en 1864.

Dès la création du Kennel Club britannique en 1873 la race est reconnue sous le nom de « newfoundland ». Le premier sujet inscrit au livre généalogique, Baltic, est né en 1860. D’autres terre-neuve sont rapidement répertoriés, dont le fameux « Cabot » appartenant au Duc de Newcastle. Il faut attendre 1886 pour voir la création du premier club de race, le Newfoundland Club, ainsi que l’élaboration du premier standard de race qui a permis d’orienter la sélection dans les élevages du monde entier (Haymann, 2004).

Le terre-neuve part à la conquête d’autres territoires, tel que l’Allemagne faisant office de pionnière en la matière. La Suisse joue un rôle important dans l’expansion du terre-neuve en Europe. On le rencontre également dans les pays scandinaves dès la fin du XIXe siècle.  Au Etats-Unis, on le trouve dès les années 1910 – 1920. Les Etats-Unis vont être les premiers à reconnaître la vocation de chien de sauvetage du terre-neuve en créant des épreuves de travail spécifiques.

Le Canada s’intéresse tardivement au chien de Terre-Neuve, l’île étant jusqu’alors sous protectorat britannique. C’est en 1949 que l’île devient la dixième province du Canada. C’est tout naturellement  que la race selon la classification de la Fédération Cynologique Internationale (F.C.I.) devient canadienne en 1996.

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